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mercredi 25 mars 2026
Carl Van Berghe, compositeur dunkerquois
mardi 17 mars 2026
Charles Verstraete
Charles Vertraete n'est pas vraiment un artiste oublié, il s'est chargé d'entretenir sa mémoire en publiant une biographie complète et généreuse, citant tous les artistes qu'il a côtoyés : De l'accordéon au trombone (2000).
Mais j'ai eu la chance d'acheter, il y a très longtemps, un disque 33 tours intitulé Aux 4 coins du Nord, dont le titre évoque une partition que j'ai dans ma collection. Je ne l'ai plus jamais revu depuis, ni même maintenant alors qu'on peut tout trouver sur l'internet. Il n'est référencé nulle part : c'est un disque oublié, sauf dans le livre de Charles Verstraete.
Mais c'est un disque intéressant car Charles y joue des indicatifs d'émissions de Radio Lille, des années 1950. L'émission Farandoles, animée par Edouard Rombeau et Bibos, est créée en novembre 1946, elle s'arrête en mars 1951. l'émission Au 4 coins du Nord n'a été diffusée que pendant quelques mois, d'octobre 1951 à septembre 1952. Le producteur, Maurice Cottinet (1900-1961), est nommé directeur de l'Opéra de Lille l'année suivante.
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| 1949 source : Gallica |
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| Magazine Nord-France vers 1950 coll. perso |
lundi 9 février 2026
Sylvie St Clair
mise à jour le 22 janvier 2019, ajout d'une copie d'un traduction du Bel Indifférent de Jean Coteau
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| collection personnelle |
New York
En juin 1938 elle est au Canada, elle obtient un engagement au Cabaret Chez Maurice, un grand cabaret de Montréal situé dans la rue Sainte Catherine, elle est au même programme que Tristan Bernard. Une solide réputation l'a précédée, elle a été entendue au St Régis par un responsable de la programmation du cabaret montréalais qui l'a engagée sur le champ, son programme se divise en deux parties, elle interprète une série de chansons françaises puis une autre de chansons anglaises. Un critique nous dit qu'elle excelle dans la chanson parisienne et qu'elle obtient un franc succès avec Je voudrais en apprendre davantage, de l'opérette Normandie. En décembre 1938 elle est à Philadelphie au Cabaret Embassy.
Londres
des extraits du film
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| première française qui chante à la télé ? France Soir 30/6/1946 (Gallica) |
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| Le Front Ouvrier de Montréal 19 octobre 1946 |
U. S. A. / Paris / Londres / U. S. A.
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| Sylvie Saint-Clair à gauche source : Archives Départementales du Cantal Fonds Dumas-Rossignol cote 49 num 123 |
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| Sylvie SINCLAIR [sic] vedette inconnue, 1949 sources Gallica |
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| Détective, 28/11/1949, collection personnelle |
En novembre 1949, elle est interrogée comme témoin dans l'affaire de la rue Jean-Mermoz, le meurtre de son ami, et soupirant, Edward de Muralt, un Australien qui est tué par trois militaires. Elle a profité de sa présence en France pour trouver quelques contrats dont le Boccacio, boulevard des Capucines, à Paris. Puis elle retourne à Londres pour se produire dans la revue Latin Quarter jouée au théâtre du London Casino avec les Compagnons de la Chanson, alors au début de leur carrière.
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| Latin Quarter collection personnelle |
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| Café Continental collection personnelle |
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| The International Singing Star |
Durant ces années 1950, elle se produit dans les clubs, accompagnée par d'excellents artistes par exemple en février et mars 1956 à l'hôtel Knickerbocker d'Hollywood avec le Joyce Collins Trio. Puis à San Francisco en 1959 au Gotham Gay 90's. Dans ces années là, elle compose plusieurs chansons mentionnées dans le Catalogue des Copyrights, dont une au moins, Ma Chérie, est enregistré par l'orchestre de Wayne King.
trois chansons extraites du LP La Moustache de Papa
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| source : Radio Times |
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| source : Bibliothèque historique de la Ville de Paris / Fonds Jean Cocteau |
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| source : Bibliothèque historique de la Ville de Paris / Fonds Jean Cocteau |
Ensuite, d'après le témoignage de Bob Dorough, elle aurait eu une liaison amoureuse avec un saxophoniste de jazz, qu'elle a aidé, vainement, à surmonter sa dépendance à la drogue. Puis elle a vécu quelques années avec le producteur Harley Usill, fondateur du label Argo Records, ils venaient régulièrement rendre visite au couple Dorough* à Poconos (Pennsylvanie), on est dans les années 1970/1980, elle est alors domiciliée avec sa sœur à Los Angeles. Harley décède à Londres en 1991 et Sylvie à New York en 1996.
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| mai 1949 à Montréal photo Gaby, source |
Sources : Etat civil, Dunkerque-Sports, Ancestry.fr, FamilySearch.org, Archives.org, The Brooklyn Daily Eagle, The Montreal Gazette, Variety Magazine, The Miami News, The New York Evening Post, Alexandra Herald and Central Otago Gazette, The Bilboard Magazine, Image et Son, Programme WBAI, Genome.ch.bbc.co.uk, Qui ? Détective, Radio Mirror, Sponsor Magazine, Radio Album, Broadcasting Magazine, Florence Morning News, New York Magazine, Catalog of copyright entries, Catalogue DECCA, Bibliothèque municipale de Lyon, Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et collection personnelle.
Mes remerciements à Jean Poirriez et Michel Steylaers pour leurs traductions.
Musiciens de l'orchestre :
Violons : Elliot Fisher, James Getzoff, Mme Elizabeth Waldo, Richard Bailey.
Trompettes : Jerry Rosen, Manuel Steven
Trombone : Harold Diner
Clarinette basse et clarinette : Lewis Ellenhorn
Clarinette : Morris Bercov
Flûte : Burnett Atkinson
Basson : Howard Terry
Flûte et clarinette : Mahlon Clark
Piano : Maurice Ellenhorn
Accordéon : Gene Garf
Basse et tuba : Ray Siegel
Percussion : Chester Ricord
Direction : "le prof. Pierre Chatouille"
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j'ai appris le décès de Bob Dorough le 23 avril 2018. Il m'avait transmis des informations sur sa rencontre avec Sylvie et leur amitié.





































