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mardi 20 janvier 2026

Jean Delacroix, artiste lyrique 1921-1977

 
collection personnelle
 
De cet artiste lyrique, nous ne connaissons que peu de choses. Il est né à Lille, 55 rue du Grand Balcon (près de la gare de Fives) le 22 mai 1921, fils d'Arthur, préposé à l'octroi et Mathilde Manderick, tous les deux nés à Lille. La presse nous apprend qu'il gagne un 5e prix dans un concours de chant, à Lambersart en juin 1937. Il est sans doute déjà élève du Conservatoire de Lille où il obtient un 1er accessit de solfège et un premier prix de chant la même année en juin 1939. Il est tantôt mentionné comme basse, puis comme baryton, qui semble être son registre par la suite. Il est professeur de musique à la ville de Lille pendant la guerre. Première mention de concert au théâtre Sébastopol en 1946, puis il quitte sa ville natale pour le théâtre de Reims en 1950 où il est premier baryton, revient à Lille l'année suivante, premier baryton à l'Opéra. En 1954 il joue à Paris, au théâtre de la Gaité Lyrique, dans l'opérette Chanson Tzigane. Retour à Lille en 1956, il chante dans l'opérette Andalousie au Théâtre Sébastopol
 
source : Gallica, Radio 54



En 1959 nous avons la chance de pouvoir visionner une vidéo d'une émission de Télé Lille, Le Magazine du Mineur, où il chante la Complainte de Sainte Barbe, une chanson de Simons sur la musique de Pierre Drucbert, il est accompagné à l'harmonica par l'accordéoniste Henri Dupont, comme il est mentionné sur le site de l'INA 
 

 
La chanson qui suit a été écrite par Auguste Labbe, sur la musique de Victor Absalon et Robert Solry, pour le chanteur BERTAL vers 1935. Il existait un enregistrement par Bertal réalisé le 8 décembre 1959 que Simons a diffusé lors de l'hommage au chanteur le 26 mars 1960 dans son émission Acoutez l'vaclette, elle était dans la discothèque de Radio-Lille. Pour la vidéo j'ai repris la seule version disponible, enregistrée par le baryton Jean Delacroix, sur le 30 tours Canchons ch'timis, avec l'ensemble Maurice Vittenet (1928-1988), publié au début des années 1960.
Il contient ces chansons :
- Lillos, rappellez-vous, pot-pourri lillois, A. Labe / V. Absalon-R. Solry
- Derrière l'43, Simons / J. Bols-P. Drucbert
- Carnaval à Dunkerque, marche, M. Vittenet-Ch. Jollet
- Elle s'appell' Françoise, Simons / V. Marceau-E. Pellemeulle
- A l'ducasse eud' Wambrechies, G. Ghestem - R. Roux
- La Fête à Douai, arr. Ch. Jollet
- La marche des accordéonistes du Nord, E. Basile - P. Drucbert
- Y'a trois filles à Saint Quentin, R. Desmoulins
- Les gueules noires, P. Drucbert - E. Blaszkiewicz
- La complainte de Ste Barbe, Simons - P. Drucbert
- Un clair de lune à Maubeuge, P. Perrin - C. Blondy
- Tango ch' timi, E. Rombaud, Ch. Jollet
- Si j'avos su, j'aros resté garchon, A. Labbe, V. Absalon
- Le p'tit Quinquin, Desrousseaux, arrg. P. Drucbert
 

 Lillos, rapp'lez-vous !
par Jean Delacroix 
 
 
Sur la partition la mention "Chanson en patois de Lille, du film En avant la musique" fait référence au film de Gaston Schoukens, qui s'est appelé aussi Le roi des pommes de terre frites, le film est sorti en 1935. Bertal et sa partenaire Line Alexandre ne sont pas mentionnés au générique, mais la presse a relevé leur présence.
 

mardi 23 décembre 2025

Alcide MILLEVILLE, alias ROBERVYL

 
 

 Le succès d'un Roubaisien et d'une Tourquennoise à l'Opéra. L'Union des maîtres de chant français et notre confrère Comœdia ont donné, dimanche à l'Opéra de Paris, un concours de chant auquel étaient seules admises les voix graves barytons, basses et contralti. C'est en effet un Roubaisien, M. Alcide Milleville, âgé de 26 ans, domicilié 58 rue Saint Elisabeth qui sous le pseudonyme de Robervyl a enlevé le premier prix des barytons. M. Robervyl a fait une très forte impression sur le jury. Voici en quels termes s'exprime notre confrère Comœdia : M. Robervyl a fort diverti son auditoire en chantant le fameux monologue de Figaro dans le Barbier de Séville. Il s'y montre habile et roublard comme un vieux routier de la scène, cueillant des effets comiques comme s'il était déjà titulaire du rôle. Il est à la fois bon garçon, plein d'humour et de malice. Plus loin, dans le même journal, on lit encore : Il s'agit de quelqu'un qui possède dès maintenant un métier raffiné, une assurance entière, une variété d'expressions efficace. Il joue en même temps qu'il chanté. Il file la note aigüe et descend en souplesse jusqu’au registre en virtuose. M. Robervyl n'est d'ailleurs pas un inconnu de nos amateurs régionaux. Il chante assidûment au micro de Radio PTT Nord, et figure de plus parmi les chantres de l'église Sainte Elisabeth où il est particulièrement apprécié. M. Robervyl a, d'autre part, obtenu le premier prix d'honneur au concours du 14 juillet 1035, à Roubaix, et l'an dernier il obtint le premier grand prix au concours du "meilleur chanteur du Nord". Ce concours était aussi ouvert aux chanteuses et dans la catégorie des contralti, c'est encore une artiste de chez nous qui s'est distinguée, Mlle Maryse Vildy*, originaire de Tourcoing.
Journal de Roubaix 10/6/1936 
*contralto, active de 1934 à 1943, née vers 1905
 
Alcide Milleville est né à Croix le 8 avril 1910, il y épouse Irène Lefèbvre le 3 juin 1933. On sait qu'il enseigne déjà le chant dès 1930, 126 rue Jean-Baptiste Delescluse, puis en 1933 il est relieur au 31 de la rue du Parc, toujours à Croix. Dès 1935 il participe aux émissions de Radio PTT Nord. En 1936 il obtient le 1er prix d'un concours organisé par le théâtre national de l'Opéra de Paris (voir ci-dessus). De 1937 à 1939 il anime l'émission "Le quart d'heure de chant de Robervyl" sur Radio PTT Nord. En 1938 il se fait remarquer au Petit Casino à Paris dans un numéro qu'il vient de créer Chansons de mer qui lui procure plusieurs contrats dans des Music-Halls parisiens, il est accompagné par Mlle Sylvia Florin. Pendant la guerre il participe à de nombreux galas de bienfaisance au profit des prisonniers : Nos artistes mobilisés chantent toujours […] Le sapeur Milleville, connu à Roubaix-Tourcoing sous le nom de Robervyl, chanta une marche des sapeurs du génie dont il est l'auteur, avec la musique de la jeune compositrice Mary Lyse (Mlle Fernande Desbarbieux, du conservatoire de Roubaix). En 1942 il se produit en spectacle avec Simons au Gymnase Danrel à Lille, puis avec Line Dariel, Bibos, Bertal, Davril à partir de février pour la reprise des émissions de Radio PTT Nord sous la direction des Léon Plouvier.
Après guerre, les dernières mentions relevées dans la presse pour des concerts de l'Orphéon des Anciens Combattants de Roubaix qui se produit à Berck en septembre 1950 et septembre 1953. Il meurt à Roubaix en 1994, trois mois après son épouse. 
 
 
Rencontre (Denyse Soubrie, Jean Prez)
collection personnelle 

paroles de Robervyl, musique de Mary-Lyse
collection personnelle 

 
 
 

mercredi 17 décembre 2025

Verlor et Davril

 mise en ligne le 5/5/2018
mise à jour le 17/12/2025 : ajout d'un hommage par Yvan Levaï
 
Un duo fantaisiste originaire de Roubaix et Lille, qui a laissé plusieurs enregistrements.


toutes les illustrations : collection personnelle



Jan Davril

Il est né à Lille, rue de Fives, sous le nom de Roger Raux le 12 juillet 1922. Son père, Abel, est expert-comptable, sa mère, Marie Husquin, est originaire de Bruay-Labuissière. De son enfance, on sait qu'il est très attiré par la musique, le chant ; il se serait produit sur scène à huit ans. Il apprend aussi le piano et en joue si bien qu'il est retenu pour participer en septembre 1933, à l'émission des Matinées Enfantines de Radio PTT Nord. Il y interprète une composition de Maxence Gueniffey, Josette au Casino. En 1942 j'ai relevé son passage à l'antenne de Radio Lille sous son pseudo, il est accordéoniste tyrolien. La même année il se produit  aussi sur cette radio sous le nom de Roger Raux, il interprète des chansons de Charles Trenet, au même programme qu'Arlette Rucart, avec qui il se produit régulièrement dans les brasseries de Roubaix et Tourcoing



Le Journal de Roubaix, 11 décembre 1943

Gaby Verlor

Gabrielle Vervaecke est une enfant de la balle. Née en 1921, elle a à peine cinq ans quand son père, Victor Vervaecke, dit Verlor, comique troupier puis agent artistique, monte un spectacle et l'emmène sur les planches. Ils sont Les Gaby Verlor et se produisent dans les cinémas et brasseries de la région lilloise. Parallèlement elle suit des cours au Conservatoire de musique de Roubaix, et obtient un premier prix de piano, à l'unanimité avec félicitations du jury, ainsi que des distinctions en solfège, harmonie et histoire de la musique, etc.
Vers 1939, elle édite quelques chansons à compte d'auteur, dont elle compose la musique sur des paroles de son père : Ah ! le Jazz et La lettre du gosse. Elle les présente sur scène, notamment à Dunkerque vers 1940 au dancing Evo d'Arsène Arcier, transformé en café-concert pour cause d'Occupation.
Son père fait prisonnier, elle est évacuée avec sa mère à Pamiers dans l'Ariège. Elle y retrouve un autre réfugié lillois, Léopold Simons qui lui demande de composer la musique de sa revue : A la queue leu leu, jouée à Agen en juillet 1941, puis la même année, elle compose celle de la revue Les rois du marché noir, dont Ch'est l'pain, une des chansons en patois, créée par Line Dariel en juillet 1941, à La Madeleine. En 1942 elle écrit la musique de la revue Ça, c'est des jus, dont Te peux rev'nir Alphonse, chantée par Line Dariel. Après la guerre elle compose la musique de plusieurs chansons écrites par Simons : C'est toujours le printemps, créée par Bertal (1945) ; Du bonheur sans ticket, créée par Odette Chantal (1945) ; Oh ! Oïe ! Oïe, créée par Arlette Rucart (1945). Dernière collaboration avec Simons en 1950 pour la revue Attrape à Balou, avec Line Dariel, Simons, André Nadon, Line Alexandre, Corvelin, Denise Menez, Tony Royer, Ramys et l'accordéoniste Edmond Draheim.










Verlor et Davril
C'est en participant ensemble à la revue de Simons Ça, c'est des jus, en 1942, qu'ils se sont rencontrés. En mai 1944, Roger épouse Gabrielle et en juin on relève la première mention de leur passage au Café l'Universel de Roubaix. Le 11 février 1945, ils triomphent au Grand Théâtre de Lille dans le même spectacle que Mistinguett et Roger Nicolas qui leur conseille de tenter leur chance à Paris. Après une audition dans une brasserie située au dessus de l'actuel Caveau de la République, ils sont engagés au nouveau Casino de Nice (21 mai 1946). En novembre 1946 le couple fait la première partie de Georges Ulmer et Bourvil à l'ABC de Paris, un critique les remarque : Une mention spéciale aux Tyroliens… marseillais (sic) [sic] Jan d’Avril [sic] et Gaby Verlor, qui composent un dessin animé de trilles acidulées et de mimiques charmantes, dans un rythme inlassable
Leurs passages dans les grandes salles parisiennes se succèdent : Bobino, Pacra, l'Alhambra, l'Européen, le Gaumont-Palace. Ils entament alors une tournée internationale qui les mène, au Portugal, en Suisse, Belgique, dans les pays Scandinaves et en Angleterre où ils sont au programme de l'émission Café Continental, sur la BBC TV. 


coupure de presse, magazine non identifié

En 1952 ils interprètent leur propre rôle dans le film de Claude Cariven L'amour n'est pas un péché, dans lequel ils chantent la chanson Chiens et chats. C'est leur unique prestation filmée à ma connaissance.



© editions Atlas


Ils sont invités en 1954 à l'émission Paris Star Time pour le French Broadcasting System - North America. Leur interview par Lou Van Burg a été conservé dans cet enregistrement ICI.
En juillet 1954 ils répondent à l'interview de Germaine Ramos (La Semaine Radiophonique) : 
Composez-vous toujours vos chansons ?
Nous les faisions, au départ, presque toutes ; mais nous avons pensé que notre tour serait plus varié si nous faisions appel à l'autres compositeurs ; et maintenant nous n'en plus qu'une à nous : Ma petite amie et moi. nous avons par ailleurs, de deux jeunes compositeurs encore inconnus (et camionneurs de leur métier), Le Bon Dieu, [qui est de Julien Bouquet lui aussi livreur] ; Jeanne est amoureuse, de J. Plante ; Ma petite rime, de Dréjac et Constantin. […]
Depuis combien de temps êtes-vous dans le métier ?
Nous faisons le tour de chant depuis deux ans seulement. Mais auparavant nous avions monté un numéro international vocal, très visuel, habillés en tyroliens. Nous parlons anglais tous les deux, et chantons en italien à l'occasion. Nous travaillions sans cesse à l'étranger, mais à Paris on nous ignorait totalement. Alors nous avons décidé d'y tenter notre chance, avec des chansons toujours différentes, radiophoniques cette fois.
En octobre de la même année, le couple se sépare, le divorce est prononcé par le tribunal de la Seine. Mais le duo poursuit sa carrière professionnelle. Un tragique accident y met un terme en juillet 1955, Jan Davril revient d'un gala et sur la route entre La Châtre et Châteauroux, à Nohant près du château de Georges Sand, la chaussée est en mauvais état (il se serait endormi au volant selon une autre source*), son auto fait une embardée et il meurt le 11 juillet lors de cet accident. Gaby Verlor, après quelques années de retrait et une tentative en solo, devient la compositrice à succès que l'on sait.

Christian Declerck

Sources : Simons, 1901-1979, Association Toudis Simons, Lille, 1999 ; Nord Matin ; La Semaine Radiophonique ; Mon Programme ; Le Journal de Roubaix ; L'Egalité de Roubaix-Tourcoing ; Le Réveil du Nord ; Le Nouvelliste de Sion ; Rgards, magazine ; Verlor et Davril, légende de la chanson française, Marianne Mélodie, 1999. Et merci à M. B. Philippe pour ses informations recueillies auprès d'un témoin de l'accident de Nohant. * programme d'un concert à Bobino octobre 1957






La Voix du Nord



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A leur répertoire : vidéo, paroles/musique, (édition/enregistrement)

- Allez Lille !, Verlor et Davril (1953)
- Au loin dans la plaine, R. Marbot / S. Goldmann (?/1951)
- Au petit trot, Pierre Delanoë / Marc Fontenoy (1954)
- La ballade de Paris, Francis Lemarque (1954/1954)
- Biot, Jean Davril / Gaby Verlor (1954)
- Le bon Dieu, Julien Bouquet / Jean Lioret, Paulette Vethueil (1954/1955)
- Ca m'est égal, Jan Davril / Gaby Verlor (1951)
- Carnaval à Cuba, Pierre Amelot, A. Zmigrod / Alfredo Zmigrod (1949/?)
- C'est si facile de s'aimer, Jan Davril / Gaby Verlor (1951)
- Chiens et chats, Marc Fontenoy / Max François (1952)
- Delicado, Pierre Amel / Waldyr Azevedo (1951/1953)
- Dis à ta mère, Jean Setti / Josef Marais (1950/1950)
- Dis moi mon amour pourquoi Jan Davril / Gaby Verlor (1951)
- Dorothée, Jean Pierre Mottier / Strauss (1951/1953)
- La fête du tabac, Henri Ithier, René Denoncin / Pia der Moro (1952/1954)
- L'île des cocotiers, M. Fontenay, S Sept / D. Shapiro (?/1953)
- Jeanne est amoureuse, Jacques Plante / Yvon Alain (?/1955)
- Légère et court vêtue, François Llenas / Daniel White (1953)
- Line, Francis lopez (1952/1953)
- Lorsque je suis seul Jan Davril / Gaby Verlor (1950)
- Le mambo chinois, Robert Chical, René Denoncin / Jack Le Dru (1953/1953)
- Ma p'tite amie et moi, Jan Davril / Gaby Verlor (1953/1954)
- La marche des poulbots, Maurice Vandair / Yvette Horner (1949)
- Mam'zell' souris, Géo Bonnet, François Llenas / Chico Roberti, Jean Rignac (1952)
- Maria Cristina veut toujours commander, Mireille Brocey / Nico Saquito (1952/?)
- Mister Callaghan, René Rouzaud / Eric Spear (1952/1953)
- Moi… moi !, Pierre Dudan / Emil Stern (1951/1952)
- Oh ! Joe ! Joe ! Jan Davril / Gaby Verlor (1950)
- On l'appelait le petit homme, Jan Davril / Gaby Verlor (1950)
- Le petit âne brésilien, Fernand Bonifay / Guy Magenta (1954/1954)
- La petite Marie, Noël Barcy, Roger Vanay / S.M. Eyssen, Wessel Dekker (1951/1953)
- La petite rime, Dréjac / Jean Constantin (?/1954)
- Le petit tacot de Mexico, Geo Bonnet / B.P. Godinho (1950)
- Pipo le vagabond, Jan Davril / Gaby Verlor (1950/1950)
- Prenez mon cœur et mes roses, Fernand Bonifay / Tolchard Evans  (?/1953)
- Quand je pense à toi, Jan Davril / Gaby Verlor (1954/1955)
- Quand tu m'regard's comm' ça Jan Davril / Gaby Verlor (1954)
- Rita de Panama, Jacques Plante / A. Tabet, H. Leca (?/1951)
- Rose Marie polka, G. Liferman / M/ Harden (?/1953)
- Samba caramba, Louis Amade / Maurice Dehette (1949/1950)
- Tap et tip et tap Jan Davril / Gaby Verlor (1950)
- Toi qui disais, qui disais, Jean Claude Darnal / Dana Suesse (1952)
- Les trottoirs, Raymond Lévesque (?/1955)
- Yo de lai, Jan Davril / Gaby Verlor (1950)
 

 





hommage à Gaby Verlor par Ivan Levaï